Genevray, son histoire

L’antiquité :

Pendant les périodes paléolithique, néolithique, antiquité, gallo-romaine, carolingienne…  Pas de traces spécifiques concernant Genevray. Il en existe néanmoins pour la commune de Sorigny. Ce n’est qu’au moyen-âge que l’on retrouve quelques éléments.

Du Moyen-âge à la révolution :

Dès l’an 1271, ce sont des chanoines qui sont implantés à Sorigny et notamment à Genevray. En 1300, ils seront rattachés au patronage des chanoines de la cathédrale de Tours et ce, jusqu’à la fin des années 1700, lors de la révolution française.

A noter qu’à cette époque, l’essentiel du village de Sorigny (de sa population) à environ 2,5 km alentours, dépend des chanoines de la cathédrale de Tours.

De la révolution aux années trente :

Après la révolution, les possessions de la paroisse seront vendues comme biens nationaux. C’est un certain M. Naudet qui deviendra propriétaire de Genevray qui, à l’époque, faisait partie de l’ensemble du domaine de La Ripaudière.

Ce domaine d’environ 70 ha fût ensuite peu à peu démembré et réparti entre les fermes de Genevray, Crétinay et La Billotière.

Dans les années 1800, le domaine de Genevray (les bâtiments de la ferme et ses terres) sera vendu à M. Gustave Charpentier qui fût aussi par ailleurs élu maire de Sorigny en 1878 puis 1888. Il décèdera d’ailleurs dès le début de son dernier mandat, le 20 juin 1988 et sera remplacé par M. René Guignard, son neveu.

M. Gustave Charpentier n’ayant pas d’héritiers directs, c’est son neveu, M. René Guignard, nouveau maire de Sorigny, qui deviendra propriétaire du domaine de Genevray.

René Guignard était juge au tribunal civil de la Seine, grand propriétaire terrien sur Montabazon, Veigné et Sorigny. Il venait rarement à Sorigny et avait confié la gestion de la commune à son premier adjoint, M. Antoine Boutet.

René Guignard, n’ayant pas d’héritiers directs lui non plus décida, de son vivant,  de donner (léguer) la majeure partie de sa fortune, dont Genevray, à la commune de Sorigny. Cette fortune, en l’an 2000, sera évaluée à l’équivalent d’environ 700 000 €uros.

Selon les volontés de René Guignard, Sorigny n’acquerra l’entière jouissance de cette fortune qu’en 1933. Il avait également posé la condition suivante : « lorsque celle-ci aura la jouissance intégrale de la donation, tous les revenus seront utilisés à l’entretien des chemins et des routes. S’il reste de l’argent, il servira à diminuer les impôts fonciers des exploitants agricoles ».

Il est également cité qu’une partie des revenus devrait être utilisés pour aider les achats de livres scolaires aux enfants des écoles de Sorigny.

Des années trente à aujourd’hui :

La commune vendra la majeure partie des biens et ne conservera au final que la ferme de Genevray. Les terres seront louées à un agriculteur et le sont encore aujourd’hui. En 1986, elle décidera de s’en réserver certains bâtiments (la totalité plus tard), ainsi qu’une partie du parc et deux ha de terrain.

Cette partie sera vendue fin des années 2000 à la SET (Société d’équipement de Touraine) en vue du lotissement que nous connaissons aujourd’hui, là où poussent toutes constructions de notre quartier.

Anecdotes contemporaines :

Jusque dans le début des années 80, le parc de Genevray, la partie Est des bâtiments dont l’entrée se faisait au niveau des 4 gros arbres encore existants aujourd’hui, était utilisée pour une fête champêtre annuelle au mois de mai. La fête de Genevray.

Cette fête, rebaptisée lors des dernières éditions « fête inter-associations », comme son nom l’indique était un moment fort de l’année où toutes les associations de la commune (qui le souhaitaient) se retrouvaient en organisant divers jeux et animations, le tout au rythme de fanfares, majorettes ou autre spectacle de tout genre.

Lors de l’édition 1981, alors qu’une troupe Alsacienne était au programme, le club de basket eut l’idée de clôturer la journée en proposant de vendre de la choucroute. Vu son succès, plus d’une centaine de repas vendus le soir même, l’idée sera reconduite l’année suivante puis, compte tenu de l’engouement, la fête de Genevray sera abandonnée au profit de la seule « choucroute » annuelle, organisée et déplacée dans la salle polyvalente (salle de sport).

Cette « choucroute » prendra d’ailleurs au fil des années une telle ampleur que, rapidement, l’organisation ne sera non plus assurée par le seul club de basket mais par la structure « inter-associations », et principalement « omnisport ».

Lors des dernières années, ce sont plus de mille repas qui étaient servis, rythmés par  une grosse animation, le tout à un prix très très raisonnable qui, néanmoins, permettait d’engranger quelques bénéfices non négligeables redistribués aux associations participantes. Un moment fort de la vie associative de Sorigny.

Et pour conclure, avec l’actualité la plus récente, les noms de rue attribués dans notre quartier (Labours, moissons, chaumes…) ont bien évidemment été choisis compte tenu de l’histoire à dominante rurale de Genevray.

Sources tirées du livre « Sorigny » de Pierre Audin et de ma mémoire personnelle pour les faits les plus récents.

Fabrice Pion, mars 2014.